Le tirage au sort de la Coupe du Monde 2026 a placé la Belgique dans un Groupe G aux saveurs continentales variées. Les Diables Rouges devront affronter l’expérience africaine de l’Égypte, la rigueur tactique de l’Iran et l’énigme océanienne de la Nouvelle-Zélande. Ce groupe, en apparence abordable, nécessitera une concentration maximale, car les styles de jeu des trois adversaires diffèrent radicalement. Cette analyse décortique la composition du groupe, les forces en présence et les défis spécifiques à surmonter pour décrocher une place en seizièmes de finale.
Mise à jour : La participation de l’Iran officiellement menacée
Alors que la préparation bat son plein, un séisme diplomatique vient bouleverser le Groupe G. Le ministre iranien des Sports, Ahmad Donyamali, a récemment exclu la participation de la « Team Melli » à cette Coupe du Monde organisée aux États-Unis, au Mexique et au Canada.
Cette décision, liée au contexte de guerre et aux tensions géopolitiques actuelles, place la FIFA dans une situation complexe. Si le forfait est confirmé, l’Iran pourrait être remplacé par une autre nation asiatique (comme l’Irak ou les Émirats arabes unis). Pour les Diables Rouges, cela signifie que l’adversaire du 21 juin reste, à ce jour, une incertitude majeure.
Conséquences d’un boycott de l’Iran
La Belgique, tête de série face à la prudence
La Belgique, souvent citée parmi les outsiders, aborde ce groupe G avec l’obligation de terminer en tête. Leur principal défi sera de débloquer les défenses très regroupées de l’Iran (ou de son remplaçant) et potentiellement de l’Égypte, deux équipes qui excellent dans l’art du contre.
L’effectif belge doit faire parler sa supériorité technique et sa capacité à varier le jeu pour éviter les pièges. En sa qualité de tête de série, la Fédération a pu choisir son camp de base pour optimiser la récupération entre les déplacements à Seattle et Vancouver.
Calendrier complet du groupe G (heure belge)
| Date | Heure | Équipe 1 | Équipe 2 | Stade |
| Lundi 15 juin | 21h00 | Belgique | Égypte | Seattle |
| Mardi 16 juin | 03h00 | Iran* | Nouvelle-Zélande | Los Angeles |
| Dimanche 21 juin | 21h00 | Belgique | Iran* | Los Angeles |
| Lundi 22 juin | 03h00 | Nouvelle-Zélande | Égypte | Vancouver |
| Samedi 27 juin | 05h00 | Égypte | Iran* | Seattle |
| Samedi 27 juin | 05h00 | Nouvelle-Zélande | Belgique | Vancouver |
*Sous réserve de confirmation de la participation de l’Iran ou de l’identité de son remplaçant par la FIFA.
L’Égypte : L’expérience africaine et la menace des Pharaons
L’Égypte apporte au Groupe G son histoire et la fougue caractéristique du football africain. Réputés pour leur grande solidité défensive et leur rapidité en transition, les Pharaons représentent un véritable test pour la Belgique. Ils ont l’habitude de gérer les matchs sous haute tension et peuvent s’appuyer sur des joueurs évoluant dans les plus grands championnats européens. Une victoire contre l’Iran ou la Nouvelle-Zélande sera cruciale pour leurs ambitions de qualification.
L’Iran : Une discipline tactique dans l’incertitude
Sportivement, l’Iran est l’équipe qui incarne la discipline et la patience. Les équipes asiatiques sont souvent sous-estimées, mais l’Iran a prouvé sa capacité à frustrer les attaques adverses en jouant bas et en attendant l’erreur. Cependant, avec le climat actuel de boycott évoqué par Ahmad Donyamali, la préparation de la sélection iranienne est totalement perturbée. Pour la Belgique, le match contre l’Iran (ou son substitut asiatique) pourrait être le plus difficile à déverrouiller tactiquement.
La Nouvelle-Zélande : L’esprit d’équipe et l’énigme océanienne
Représentant l’Océanie, la Nouvelle-Zélande se présente comme le principal outsider. Bien que n’étant pas favorite, cette équipe est reconnue pour sa forte cohésion et son jeu physique. Les « All Whites » chercheront à créer la surprise sur les phases arrêtées. Un point arraché contre l’Égypte ou l’Iran suffirait à compliquer les calculs de qualification pour le reste du Groupe G.
Le Verdict : Format des 16es de finale et repêchage
L’enjeu de ce Groupe G est double. Dans cette Coupe du Monde élargie à 48 équipes, les deux premiers se qualifient directement, mais les huit meilleurs troisièmes (sur 12 groupes) rejoignent également les 1/16 de finale.
Cela signifie que même en cas de contre-performance, chaque but marqué comptera. La différence de buts sera capitale jusqu’à la dernière minute, notamment pour l’Iran ou la Nouvelle-Zélande qui pourraient espérer être repêchés parmi les meilleurs troisièmes.



