Pour leur deuxième sortie lors de cette tournée américaine, les Diables Rouges ont partagé l’enjeu face au Mexique (1-1) au Soldier Field de Chicago. Dans une rencontre marquée par un remaniement massif de l’effectif, la Belgique a montré deux visages bien distincts. Si la première période a mis en lumière des lacunes défensives évitables, la seconde a confirmé que certains cadres, comme l’inévitable Dodi Lukebakio, sont actuellement sur un nuage. Un test utile pour Rudi Garcia, même si le football champagne n’était pas toujours au rendez-vous.
Une première mi-temps sous pression mexicaine
Rudi Garcia avait décidé de faire tourner son effectif en profondeur avec pas moins de neuf changements par rapport au onze victorieux face aux USA. Ce manque de repères s’est fait sentir d’entrée de jeu. Les Mexicains, plus tranchants et mieux organisés, ont logiquement pris l’ascendant. À la 19e minute, la sanction est tombée : sur un corner mal négocié par une défense belge passive, Jorge Sánchez a surgi pour pousser le ballon au fond des filets. Ce but encaissé sur phase arrêtée souligne le travail qu’il reste à accomplir dans le placement défensif lors des grands rendez-vous.
Le « copy-paste » salvateur de Lukebakio

Dès le retour des vestiaires, le visage de la Belgique a changé avec l’entrée en jeu de Dodi Lukebakio. L’ailier n’a eu besoin que de soixante secondes pour s’illustrer. À la 46e minute, il a signé une action identique à son premier but inscrit contre les États-Unis : une accélération fulgurante suivie d’une frappe chirurgicale qui a laissé le gardien mexicain sans réaction. Avec ce troisième but en deux matches, Lukebakio s’affirme comme l’homme providentiel de cette tournée américaine. Ce coup d’éclat a permis aux Diables de reprendre le contrôle du jeu, sans toutefois parvenir à emballer la rencontre.
Un match haché par les expérimentations
Si la Belgique a dominé territorialement la seconde période, elle n’a jamais vraiment réussi à hausser le rythme ni à se créer de véritables occasions franches pour l’emporter. Le match a fini par perdre en fluidité à l’heure de jeu, moment choisi par les deux sélectionneurs pour multiplier les remplacements. Avec autant de visages nouveaux sur la pelouse, la cohésion technique s’est évaporée, rendant la fin de match laborieuse pour les puristes du beau football. Rudi Garcia repart de Chicago avec un partage équitable, mais surtout avec des réponses claires sur la hiérarchie de son groupe.



