Bilan des Diables Rouges en 2025 : le renouveau sous Rudi Garcia

L’année 2025 restera comme celle de la transition réussie pour l’équipe nationale belge. Entre un changement de cap technique majeur, des barrages de Ligue des Nations sous haute tension et une campagne de qualification pour le Mondial 2026 menée avec brio, les Diables Rouges ont su répondre aux doutes. Malgré l’absence prolongée de cadres historiques, la Belgique termine l’année avec des certitudes retrouvées et une place de choix sur l’échiquier mondial.

L’effet Rudi Garcia : un nouveau souffle tactique

Nommé en janvier 2025 pour succéder à Domenico Tedesco, Rudi Garcia n’a pas tardé à imposer sa patte. Le technicien français, fort de son expérience à la Roma, Lille ou Lyon, a apporté une sérénité et une clarté tactique qui faisaient défaut. Son discours, axé sur l’unité nationale — « l’union fait la force » — a immédiatement trouvé un écho auprès des joueurs et des observateurs.

Sous sa direction, les Diables ont évolué vers un jeu plus direct et efficace, redonnant du plaisir à un groupe qui semblait en fin de cycle. Ce changement de leadership a été le catalyseur indispensable pour aborder les échéances cruciales de l’année.

Le maintien en Ligue A : la « remontada » face à l’Ukraine

Le premier test de feu pour Rudi Garcia a eu lieu en mars, lors des barrages de la Ligue des Nations. Dos au mur après une défaite inquiétante au match aller (3-1) en Ukraine, la Belgique a montré un caractère d’acier lors du match retour à Genk.

Grâce à une victoire nette et sans bavure 3-0, les Diables ont assuré leur maintien dans l’élite européenne (Ligue A). Ce succès fondateur a non seulement sauvé le statut de l’équipe, mais a aussi validé les choix tactiques du nouveau sélectionneur dès ses premières semaines de fonction.

Qualification pour le Mondial 2026 : un parcours accroché mais invaincu

L’objectif prioritaire de 2025 était la qualification pour la Coupe du Monde 2026. Si les Diables n’ont subi aucune défaite, le parcours a été loin d’être un long fleuve tranquille. Privée de son meilleur buteur historique, Romelu Lukaku, et avec un Kevin De Bruyne présent par intermittence, l’équipe a dû batailler ferme.

La Belgique a notamment été bousculée par la Macédoine du Nord, concédant deux partages frustrants tant à l’extérieur qu’à domicile. Un autre match nul au Kazakhstan a également souligné les difficultés offensives du groupe. Dans ce contexte, Loïs Openda, sur qui beaucoup d’espoirs reposaient, n’a pas été bon du tout, peinant à trouver ses marques dans le système de Garcia. C’est finalement grâce à une solidité collective que la qualification officielle a été obtenue en novembre, scellant le ticket pour le Canada, les États-Unis et le Mexique.

Un enthousiasme retrouvé et une 8ème place au classement FIFA

Au-delà des résultats comptables, c’est l’ambiance autour de l’équipe qui a radicalement changé. Après des mois de désenchantement, les supporters ont retrouvé le chemin des stades avec ferveur. Le jeu proposé par Garcia, plus offensif et audacieux, a permis de reconnecter les fans avec leurs couleurs.

Cette dynamique positive se traduit également dans les chiffres. La Belgique boucle l’année 2025 à la 8ème place du classement FIFA. Si la nation n’occupe plus le trône mondial, ce maintien dans le top 10 mondial prouve que les Diables restent une valeur sûre du football international, prêts à jouer les trouble-fête lors du prochain Mondial.